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ÉDITO
Par Nicolas BERNARD

vendredi 28 décembre 2007
Vite, libérez-les !
«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».
LA PHOTO             DE LA SEMAINE
François MARQUE

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AFRIQUE
Des pèlerins dont les africains se passeraient bien
Par Nicolas BERNARD

Depuis l'automne 2003, l'Afrique du Nord et les pays du Sahel luttent sans relâche contre les invasions de criquets pèlerins. Mais souvent en vain. En février 2006, sept pays africains ont décidé d'unir leurs efforts afin d'être plus efficaces. Ils agiront désormais au sein du Projet de lutte d'urgence contre le criquet pèlerin (Palcup).

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Les criquets pèlerins vivent généralement en petits nombres dans le désert. Pris en tant qu'individu, ils sont parfaitement inoffensifs. Mais si les conditions climatiques (pluies abondantes et régulières) favorisent leur cycle de reproduction, les insectes se multiplient à une vitesse exponentielle. Très vite, leur zone de vie devient trop petite et la nourriture insuffisante pour tous. Les criquets forment alors de gigantesques essaims et migrent, comme en Afrique de l'ouest à l'automne 2003, vers de nouvelles cultures.

«Les enfants et les parents voient dans le football en Europe un moyen de gagner l’argent qu’il n’y a pas au pays. Alors quand un agent fait miroiter à toute une famille que leur enfant peut devenir le nouveau Drogba…». C’est contre ces illusionnistes que l’ancien Lion indomptable se bat. Il n’en veut plus de ces vendeurs de rêves. Car lui, partage le cauchemar des jeunes enfants de la balle.

Pour les populations, la menace est réelle puisque une tonne de ces insectes consomme en un jour autant de nourriture que 2 500 personnes. Et les conséquences durables : pâturages ravagées, culture détruite. Déjà exposé à la famine, les pays du Sahel ne peuvent laisser faire. Quant aux autres Mauritanie, Maroc, ils ont fait savoir que la situation ne pouvait perdurer plus longtemps.


Centre opérationnel à Gao

Implanté à Gao, au Mali, le centre opérationnel gère et centralise l'aide : pesticides, véhicules de prospection, vêtements de protection. Seuls, les pays africains n'auraient pas les moyens de faire face. «Le coût de notre projet est de 6 493 876 F CFA dont 5 294 100 600 de prêt et 1 199 775 400 F CFA pour l'Etat malien». Chacun des sept pays dispose d'une unité de gestion chez lui. Quant au Maroc, la FAO prend là aussi ses responsabilités : «Nous recevons toutes les informations en provenance du Mali, du Sénégal, de la Mauritanie», déclare le coordinateur national adjoint. Et sur le plan logistique, rien n'est laissé au hasard. La FAO apporte également son soutien : «Elle nous a récemment donné des fonds pour 300 appareils GPS et radios». Le GPS est une grande utilité lors des lâchers de pesticide. Il améliore en effet considérablement la précision des pulvérisations.

Si ce plan d'urgence pare au plus pressé, il a aussi vocation à organiser la lutte dans le temps : en contribuant à la mise en oeuvre de mesures prenant en charge l'atténuation de l'effet des traitements phytosanitaires sur l'environnement, en restaurant les productions agropastorales dans les zones affectées et en renforçant les systèmes nationaux et régionaux de surveillance. Mais ces objectifs ne pourront être atteints que si l'invasion s'arrête.






















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