«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».

Avoir de l’eau propre pour se laver, nettoyer ses légumes ou encore arroser ses cultures sans payer une fortune tient de l’exploit dans les grandes agglomérations urbaines du continent africain.

De fait, nombre de personnes utilisent les eaux usées non traitées et bien souvent porteuses de maladies. Pour stopper cette pratique, des chercheurs, aidés par des ONG, essaient d’inventer des systèmes d’assainissement peu coûteux, efficaces et utilisables par les populations locales. C’est le cas à Castors et à Diokoul, deux quartiers pauvres de Rufisque, la grande banlieue de Dakar. En 1994 et 1995, l’ONG Enda-Tiers Monde y a fait construire deux stations d’épuration des eaux usées dans le cadre du Processus d’amélioration durable de l’environnement urbain, avec la participation de la collectivité. Un projet original puisque basé sur un procédé hydrobiologique : « Les deux stations ont été conçues suivant la technique de lagunage à macrophytes flottantes à Pistia stratiotes (laitue d’eau)» explique Seydou Niang, environnementaliste à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
La première phase d’étude (1999-2002) a montré des résultats intéressants. Les chercheurs ont découvert que certaines cultures arrosées avec les eaux usées produisaient par exemple un meilleur rendement. Cependant, des limites se sont faites jour. Ainsi, certaines plantes utilisées pour les essais d’épuration sont mortes car elles ne parvenaient pas à survivre dans les bassins. «Le traitement par la laitue ne fonctionne pas car nous n’arrivons pas à faire pousser les plantes. Les stations fonctionnent par lagunage à microphytes (avec la plante typha australis) et elles assurent parfaitement les besoins de la populations» poursuit Sedou Niang. Respectent-elles pour autant les normes sénégalaises de rejets ? «C’est sur quoi nous travaillons actuellement» ajoute l’environnementaliste de Dakar. Reste qu’aujourd’hui l’outil est normalement gérable par les habitants. «La gestion es simple. Il suffit tous les quinze jours de récolter les plantes et de les sortir du système pour assurer leur performance». Mais selon Seydou Niang, une bonne dose de sensibilisation reste indispensable auprès des usagers pour maintenir le réseau efficace.
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