«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».

La disparition du lac Tchad est-elle inéluctable ?
«Non» répondent les membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) qui cessent de se battre pour stopper l’assèchement de ce plan d’eau, l’un des rares d’Afrique de l’Ouest. Reste qu’il est aujourd’hui vingt fois plus petit qu’il y a 35 ans et que certains hydrologues ne lui prédisent pas de «belles eaux».
Le lac s’est considérablement réduit durant les quarante dernières années. A titre d’exemple, il couvrait un secteur de plus de 26 000 km2 dans les années 60 contre 1 500 km2 en 2000. Si les deux terribles sécheresses survenues au début des années 70 et au début des années 80 l’ont fait fondre comme neige au soleil, la déforestation, la dégradation des sols et des méthodes d’irrigation mal adaptées ont fini d’achever le travail de destruction. «Ce sont les effets conjugués des facteurs naturels et humains qui sont responsables de l’assèchement» clame Innocent Butaré, expert en politique environnementale. Les habitants, installés à proximité du lac, ont en effet profité du rétrécissement de ce dernier pour développer une culture maraîchère sur des sols riches en alluvions. Une agriculture de décrue qui fait vivre aujourd’hui 40 000 Tchadiens. Mais sans eau, que deviennent ces cultures ? Où les éleveurs feront-ils boire leurs troupeaux ? Que ramèneront les pêcheurs dans leur filet ? Et comment vivront les 20 millions de personnes de ce bassin économique ?
L’urgence est donc de revenir à une gestion rationnelle des ressources. Ce qui est arrivée au lac Tchad doit servir d’exemple.
Copyright NomadeNews 2007 - Qui sommes-nous ? - Contact