«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».

Utilisée au Tchad dans le cadre d’un programme humanitaire destiné aux réfugiés du Darfour, «l’imagerie radar spatiale» a permis la détection de nappes d’eau souterraines. Une technologie bientôt exploitée plus largement en Afrique.

Une grande partie du continent africain souffre de pénurie d’eau. Ce déficit devient d’une absolue gravité lorsqu’il se double d’une crise humanitaire. C’est ce que s’est produit récemment avec le déplacement de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés soudanais dans l’Est du Tchad.
Le Haut commissariat aux réfugiés a alors contacté divers opérateurs susceptibles de trouver une solution… et de l’eau. Alain Gachet et sa société RTF (Radar technologies France) furent sollicités. Et ce spécialiste en recherche pétrolière ne mit pas longtemps à se transformer en prospecteur performant de ressources hydriques souterraines.
Sa technologie baptisée Watex consiste en une synthèse d’analyses provenant d’images optiques satellite, d’images radar «en bande C», d’images radar «en bande L», le tout conjugué avec un modèle d’évaluation topographique du terrain. La technique est «pointue» mais le résultat est probant. «Jusqu’ici les gens qui foraient les puits s’en remettaient essentiellement au savoir-faire local et aux techniques géophysiques de base. Ils arrivaient à un taux de réussite de 50%. Maintenant nos cartes leur indiquent les meilleurs emplacements. Il leur suffit de suivre les indications». Cette première mission à l’est du Tchad fut donc un succès... «Nos travaux ont également permis de reloger au Tchad 30 000 réfugiés Soudanais sur le camp de Wadi Dalal, un camp appelé Gaga par le Haut commissariat. Par ailleurs ces travaux ont décelé un potentiel pour 200 000 personnes sur cinq sites majeurs».
Alain Gachet poursuit : «Il n’y a pas vraiment pénurie d’eau dans la région mais une absence de toute politique de la gestion de l’eau. La cartographie du satellite pourrait à l’avenir servir de guide aux populations locales pour leur indiquer où ils devraient installer des barrages élémentaires sur les cours des wadis pour retenir l’eau et la stocker». La technologie Watex, programme de détection des aquifères, fonctionne. Et devrait trouver matière en s’employer sur le continent. «En ce qui concerne le Soudan, les Etats-Unis sont entrain de nous commander une très grande étude similaire à celle réalisée à plus petite échelle au Tchad»
Et surtout le procédé doit être utilisable, hors de tout contexte d’urgence. «Je suis en négociation avec la FAO, explique le docteur Gachet. L’institution est très intéressée par le produit Watex qui constitue une aide très sérieuse au développement : irrigation, identification des sites de micro barrages avec des implications pour l’agriculture, le domaine agro-pastoral, l’élevage et bien sûr l’eau potable pour les communautés agricoles».
Pourquoi se priver de la haute technologie, lorsqu’elle a, comme Watex, fait ses preuves.
Copyright NomadeNews 2007 - Qui sommes-nous ? - Contact