«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».

Un rayon d'espoir ?
Magyd Cherfi aime les mots. Il les cajole, les retourne, leur donne force et sens.
Son premier album en solo est empreint d'une poésie chaude, intense. A mille lieux de ce que la chanson de variété nous inflige au quotidien. C'est suffisant pour aller le découvrir ou redécouvrir le 11 mars prochain à l'Institut du monde arabe. «J'ai dans la tête des consonnes au bras levé et des voyelles qui sont toutes motivées. Elles aiment être ensemble et quand je les isole elles me susurrent: on veut pas de ta camisole».
«Magyd Cherfi, en congé provisoire de Zebda, dont il fut l'âme, se distingue par une plume sachant admirablement saisir les instants de vie dans une cité de Toulouse, brocarder tel leader d'un parti extrême ou taquiner la frilosité d'une société sur un mode chaâbi d'Alger», écrit joliment Rabah Mezouane dans la présentation des "Beurs font leur chanson" proposé à l'Ima jusqu'en mai. «On s'aimait pas alors on se faisait mal en rêvant à notre cité des étoiles, tant pis si un jour on doit tomber de haut, tant pis si tout ce qui brille n'est pas beau».
Ce petit extrait de son titre «La cité des étoiles», tiré de l'album éponyme, est une invitation à entendre la suite.
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