«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».

Un rayon d'espoir ?
Nelson Mandela est devenu le héros… d’une bande dessinée. Objectif avoué : donner le goût de la lecture aux jeunes.
La vie de Nelson Mandela existe désormais en bande dessinée. Comme Tintin, Astérix ou Spiderman! Avec cependant un noble objectif. L’icône du peuple africain, affectueusement surnommée Madiba, doit inciter et permettre l’accès des jeunes, et des autres, à la lecture.
S’il confiait avec humour en novembre dernier à Johannesburg que la bande dessinée intéressait «ceux qui, comme moi, ont des yeux qui ne sont plus ce qu’ils ont été», il ajoutait plus sérieusement lors du lancement de l’opération : «mon vœu est que cette bande dessinée conduise les enfants à la joie de la lecture d’ouvrages plus ambitieux». Il poursuivait «cette joie fut la mienne toute ma vie. Et c’est ce que je souhaite pour tous les Sud-Africains».
Ce projet initié par sa fondation se traduira concrètement par neuf volumes de 28 pages, le tout en images et en couleurs… avec une traduction des «bulles» dans les onze langues officielles du pays. Le tome un, «A son of the Eastern Cape» a été distribué à un million d’exemplaires! Une moitié a été distribuée dans les écoles, l’autre moitié a été encartée dans les journaux.
Une initiative formidable selon John Samuel, le directeur de la Fondation Mandela. «La mémoire des vies de Mandela et de ses camarades dans le contexte de lutte contre le colonialisme, la ségrégation raciale et la marginalisation totale doit être partagée le plus largement possible. C’est l’un des grands cadeaux de l’Afrique du Sud au monde».
Ce type de support, à savoir la bande dessinée apparaît d’ailleurs comme une évidence à John Samuel. «Dans d’autres pays, les «comics» ont une longue tradition et constituent un réel accès à la culture. Certains se souviennent avoir été initiés à la littérature par les aventures des personnages de Charles Dickens en bande dessinée». Pour relever cet ambitieux défi, l’existence de Rolihlahla, pour reprendre le nom Xhosa de Mandela, fut mise en dessins par une équipe internationale regroupée par l’éditeur Umlando Wezithombe.Manpa vient du Congo, Jungo est Angolais, d’autres sont Sud-Africains. Mais tous sont fiers d’avoir travaillé sur ce projet. «C’est vraiment la meilleure chose qui pouvait nous arriver» résume Manpa. «En Afrique, Madiba est comme le grand-père du continent».
Un «grand-père» qui garde intact le sens de la formule. «Vous savez, vous devenez vraiment célèbre, le jour où vous devenez un personnage de bande dessinée ».
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