«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».


Imaginez un monde avec une Afrique prospère, une Afrique riche d’industries, de matières premières, de centres de recherches, d’universités de premier ordre, une Afrique opulente qui attire toutes sortes de gens accablés par la pauvreté, une Afrique solidaire qui vole au secours de traîne-misère caucasiens, une Afrique qui pacifie ces peuplades aux mœurs guerrières aux coutumes barbares qui ne cessent de razzier les terres calcinées d’Auvergne, de Toscane ou de Flandre… Le roman d’Abdourahmane Waberi, ce natif de Djibouti, étonne et parfois déroute. Mais il interpelle et réveille les consciences. Nous avions aimé, il y a deux ans, son roman «Balbala». Son écriture faisait mouche. «Le sang est la seule chose qui coule à volonté dans la Corne d’indigence» confiait un de ses héros.
Changement de cap avec ses «Etats-Unis d’Afrique». Il cherche à nous «mettre à la place de l’autre»... Un jeu de miroir, un jeu d’illusions. Au passage, il met à bas les idées reçues, les soi-disant vérités intangibles, les situations présumées naturelles…. C’est un régal.
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