«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».

Prévention des risques : Le CHU de Caen a recensé pendant six mois, l’ensemble des situations à risque pour le personnel. Objectif : identifier le danger pour mieux le prévenir.
Pour évaluer ces risques au travail et les recenser dans le Document unique, le comité de pilotage (regroupant les DG, DRH, DS, DSEE, DPI, médecine du travail …) a établi une cartographie en utilisant un indice de significativité. Le risque est coté en fonction du nombre de salariés exposés (1500 personnes sont exposées dans le transfert des patients ; 2 000 personnes sont exposées au risque dans la préparation des corps et le transfert en chambre mortuaire…), en fonction de la gravité ( indice maxi pour les risques de coupure, piqûres, les interventions isolées…) tout en appréciant la maîtrise du risque.
Si les formations «classiques», accident avec exposition au sang, maîtrise du risque chimique, hygiène et stérilisation, manipulation des malades, gestion du stress… restent d’actualité, un gros travail de prévention sur la pharmaco-vigilance a été lancé. De même, il est apparu que certaines protections individuelles élémentaires manquaient dans les services. «Il a fallu acheter tout un équipement basique, des gants, des casques», confie Alain Cesari. Des formations déjà existantes (il y eut l’an dernier 16 397 journées de formation dispensées au personnel) ont été modifiées où adaptées. «Nous avons notamment élargi la formation Lombalgie et gestes postures», souligne Sylvie Lecoustre, directeur adjoint RH. «Nous proposons également et systématiquement une formation aux agents nouvellement recrutés. Et la prévention de la violence endogène ou exogène (urgences) constitue également un nouvel axe de travail».
Par ailleurs, cette enquête a révélé que les risques liés à l’utilisation de produits dangereux n’étaient pas toujours connus des opérateurs. «D’où la nécessité d’une meilleure diffusion des fiches de sécurité et un gros travail est lancé sur l’azote liquide» précise Alain Césari. «Nous n’avons pas attendu l’élaboration du document unique pour prendre en compte les risques professionnels», explique Sylvie Lecoustre, «mais il est évident que cela nous donne une bien meilleure lisibilité pour établir un véritable plan de formation».
Un avis corroboré par Jacky Hémery, délégué CFDT et secrétaire du CHSCT Côte de Nacre. «Nous étions déjà dans une vraie dynamique de gestion du risque aussi nous n’avons pas eu de grosses surprises. Mais, nous devons aboutir à une prise de conscience collective. Le risque existe sur toutes les interventions du personnel même celles qui semblent les plus anodines». L’objectif, est désormais, de faire vivre ce document unique, en l’actualisant et en adaptant la politique de formation.
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