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ÉDITO
Par Nicolas BERNARD

vendredi 28 décembre 2007
Vite, libérez-les !
«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».
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NORMANDIE - PICARDIE
Reclassement : BPI recolle les morceaux du pôle verrier normand
Par Benoit DELOUVIER

L’industrie du verre constitue, avec 7 000 emplois, la spécificité de la vallée de la Bresle, entre Normandie et Picardie. Mais ce secteur du verre est fragile.

A partir de mars 2003, les plans sociaux, dépôts de bilan et liquidations se succèdent. Gamaver-Symarco (sérigraphie sur flacons) avec 74 licenciements et Metra-moules, (mouliste de verrerie) avec 76 licenciements sont rejoints dans la spirale par Polyver, Polygone, Sandec (flaconnage) ou Nusbaumer (mouliste). Les liquidations de Margot robinetterie et de Mars industries démontrent que la filière verre n’est pas la seule à être touchée. En novembre 2005, seize entreprises dont une majorité de petites PME ont fait l’objet au minimum d’un plan social. Au total, 454 personnes ont perdu leur emploi.

Les pouvoirs publics confrontés à cette crise décident dès août 2003 de mettre en place une cellule de reclassement interentreprises «à la demande des syndicats» note Philippe Lagrange, directeur adjoint à la direction départementale du travail.

«Le groupe BPI a répondu à l’appel d’offres et a été retenu, explique Pascale Zouaoua, chef du projet BPI Vallée de la Bresle.

«En règle générale, une cellule de reclassement est instituée pour une durée d’un an, explique Frédéric Lemaire, le directeur du pôle régional BPI à Rouen. Or, ici nous avons un fonctionnement inédit dans la durée avec ce que j’appelle une cellule glissante».

Elle s’est pérennisée, depuis août 2003, à la demande des pouvoirs publics, afin d’accompagner plans sociaux et liquidations. Et elle devrait poursuivre sa mission au minimum jusqu’en juillet 2006. De son coté, l’Etat finance cette cellule interentreprises au tarif de 2000 euros par adhérent Les petites PME concernées par cette crise ne disposant pas de moyens spécifiques, hors convention ANPE, pour accompagner un retour à l’emploi.

«Actuellement 247 personnes ont adhéré au dispositif mis en place par la cellule interentreprises, poursuit Pascale Zouaoua et nous obtenons 78% de retour à l’emploi». Parmi ces retours à l’emploi, qui concernent en majorité des opérateurs de production, «61% sont actuellement en CDI, analyse Frédéric Lemaire. Les autres sont en solution d’emploi c'est-à-dire en CDD de plus de six mois ou en formation».

Les adhérents à la cellule reclassés en CDI l’ont été dans des secteurs d’activités très variés : «dans l’industrie du verre, la plasturgie et… l’aide à domicile» .

Sans contester les chiffres de BPI, Nadine Leduc, la secrétaire de l’Union locale CGT apporte un bémol. «J’ai des doutes sur l’avenir des CDI dans la sous-traitance verrière. Je les appelle plutôt des CDI précaires. C’est un secteur trop tributaire des donneurs d’ordre».

De son coté, Pascale Zouaoua suggère deux pistes pour expliquer les bons résultats chiffrés de la cellule. «Nous sommes dans une logique de moyens. Lorsqu’à l’ANPE, un technicien prend en charge trois cents demandeurs d’emploi, nous mettons en place un conseiller pour trente adhérents au dispositif. D’autre part, nous avons des chargés de relation entreprise qui prospectent le bassin d’emploi».

Et dans le cas présent, sur deux années de recherche, 850 postes sont apparus «disponibles» ! «Et ces postes de ce que nous appelons le marché caché n’ont pas été pourvus en totalité».
















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