«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».


L’accès à l’eau constitue, en Afrique, un problème récurrent. L’Afrique du Sud ne fait pas exception. Dans les zones rurales, 78% de la population n’a pas l’eau courante. Et lorsque la nappe phréatique existe, à quelques dizaines de mètres de profondeur, encore faut-il extraire l’eau et la rendre disponible dans de bonnes conditions sanitaires.Roundabout Oudoor a trouvé une solution originale. Cette société a mis au point un manège pour enfants dont le mouvement rotatif actionne une pompe qui extrait l’eau du puits et la propulse dans une citerne de 2 500 litres installée à sept mètres de hauteur. Simple et efficace. Il suffit d’ouvrir le robinet et l’eau jaillit…
«L’idée de ce manège pompe m’est venue» explique Trevor Field, le patron de Roundabout Outdoor Ltd, «de l’observation, dans les zones rurales, des femmes et des filles, regroupées au pied des pompes moulins à vent, en train d’attendre que le vent se mette à souffler. Et dans le même temps, je voyais toujours beaucoup d’enfants, débordants de vitalité dans ces villages». Et qu’est ce qui motive le plus un enfant dans une cour de récréation ? Un manège, évidemment. «Il ne risque pas d’y avoir pénurie de main-d’œuvre», confie en souriant Trevor. Le mécanisme, à raison de 16 tours de manège par minute, produit 1 400 litres à l’heure avec une nappe à 40 mètres de profondeur. Et cela marche jusqu’à 100 mètres de profondeur !
D’emblée ce dispositif a enthousiasmé l’Etat sud-africain. Tout comme d’importants organismes internationaux comme la Fondation kaiser (USA) ou la Banque mondiale qui «encourage fortement cette technique innovante de procurer de l’eau potable à des communautés jusqu’alors démunies».Depuis deux ans, le mécanisme est désormais bien huilé. Le ministère des Eaux et forêts choisit l’endroit d’implantation et creuse le puits. «Roundabout Outdoor» installe le manège-pompe et la citerne sur pylône en moins de 48 heures.
«Ce système est vendu 55 000 rand soit 9 500 dollars cela comprend une installation n’importe où dans le pays et une maintenance pendant quinze ans» explique le promoteur. Les partenaires étatiques ou privés ont compris l’intérêt du système puisque plus de 600 pompes sont installées en Afrique du Sud. Et l’Etat a prévu, d’ici 2008, d’équiper toutes les écoles rurales du pays.
Pour la maintenance, rien à voir avec les systèmes classiques (pompe à essence ou à électricité) qui sont très coûteux. Là encore Trevor Field a opté pour l’originalité. La cuve est ornée de quatre panneaux publicitaires. Deux panneaux véhiculent des messages de santé publique (prévention du sida…) et les deux autres sont concédés à des sociétés commerciales. Les recettes ainsi générées sont utilisées pour l’entretien. «Nous commençons à implanter ces pompes au Mozambique et au Swaziland, poursuit Trévor, «et notre plan de développement dans les cinq ans à venir s’oriente vers le Ghana, le Sénégal et le Mali». Lorsqu’une idée est bonne…
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