«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».

Le séchage de la mangue s’installe désormais dans le paysage rural burkinabé. Avec un chiffre d’affaires qui frise les deux millions de dollars et des centaines d’emplois créés, cette filière se construit un avenir. Explications.

Le Burkina n’est sans doute pas un pays riche. Loin de là. Mais au moins les manguiers y sont fiers, généreux et leurs fruits savoureux. Pourtant, pendant des années, plus de 50 000 tonnes de mangues sur une production totale estimée à 150 000 tonnes pourrissaient au pied des arbres. Qu’en faire ? Le marché local était saturé… tout comme les exportations.
D’où l’idée de sécher ces fruits afin de mieux les conserver. «Au début, il s’agissait surtout d’assurer la sécurité alimentaire des Burkinabés, explique Elisabeth Piras, observatrice avisée des circuits du commerce équitable. Et puis, peu à peu l’option exportation s’est imposée…». Avec près de la moitié de la population sous le seuil de pauvreté selon les derniers chiffres du programme des Nations Unies pour le développement, le Burkina ne laisse pas passer la moindre opportunité économique.

Très vite les communautés rurales, composées essentiellement de femmes, se sont mises au travail. Ce fut parfois rudimentaire, voire aléatoire.
L’appui d’ONG parmi lesquelles le Centre Ecologique Albert Schweitzer fut déterminant. «Le soutien associatif a été pour beaucoup dans le développement de cette activité avec non seulement le transfert de technologies mais aussi la recherche de marchés afin d’écouler la production», se souvient Daniel Dioma, manager qualité au Cercle des sècheurs (CDS). Ce cercle rassemble une très grande partie des groupements qui se sont lancés dans cette filière au Burkina. «En 1997, poursuit-il, nous comptions une dizaine d’unités de séchage avec environ 200 emplois et un chiffre d’affaires de 150 000 dollars. Nous sommes désormais à une soixantaine d’unités de séchage dans le pays, 800 acteurs et un chiffre d’affaires estimés à deux millions de dollars. Cela devient économiquement important avec notamment une entrée de devises puisque 97% de la production part à l’exportation».
L’Amérique du Nord ou la sous-région ?

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