«Tous croient à l’efficacité de la médiation d’Hugo Chavez. La famille d’Ingrid Betancourt en tête».

Quel est le lien qui réunit plusieurs dizaines de handicapés accueillis dans une mission protestante à Mahadaga, dans la province de la Tapoa, avec un centre d’aide par le travail implanté à Carentoir, au coeur du Morbihan ? La mangue séchée, tout simplement. A l’initiative de l’association Solidarité rurale Burkina – Morbihan, les mangues sont récoltées et transformées au Burkina. Expédiées par conteneur en Bretagne, elles sont alors réhydratées et transformées en confitures ou alors intégrées à différentes recettes. C’est ce que l’on appelle une opération «gagnant-gagnant». Tant pour les handicapés burkinabés que pour les salariés en réinsertion à Carentoir. «Cela donne du sens à la notion d’aide au développement» explique Jean-Claude Ferré, le président de cette association. Ensuite les confitures ou les pâtés parfumés à la mangue sont vendus trois euros le pot par un réseau associatif très dense. «Un euro reste sur place et deux euros repartent dans la province de la Tapoa, poursuit Jean-Claude Ferré. Et sur place les Burkinabés deviennent les acteurs de leur propre développement. Les fonds servent à financer des formation, des voyages d’études».
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